Je suis un peu contrarié. Je cherchais des interviews de Matthieu Chaigne, dont j’ai déjà parlé sur ce blog. C est un expert en communication qui a publié un livre fort : LA FABRIQUE DES SOLITAIRES
Tout en proposant des solutions à la fin de son livre, pour qu on passe de « solitaires à solidaires » dans cette société française
Là… J’ai la surprise de voir dans cet article que les célibataires de 30-35 ans sont les plus frappés par le sentiment de solitude (malgré des emplois du temps de sortie qu’ils essaient de charger!! Généralement)
Cela correspond à ma tranche d’âge et ça appuie sur mes blessures qu’ils parlent de nous. J aurais préfèré qu ils parlent des seniors… Ou des jeunes de 20 ans
Il reconnaît notamment que sur Les sites de rencontres, les hommes ont 25 fois moins de match que les femmes ! Ce qui est toujours terrifiant pour moi, quand un(e) expert(e) OSE aborder ces chiffres 😔 : combien de temps ça va durer encore cette inégalité, qui n ‘est pas assez connu?? Je peux avoir un espoir de sortir un peu la tête de l’eau en amour ?
Ça fait de la peine
Extrait court de l’article vu sur ATLANTICO : ICI
<< Emma a de la chance. Elle a du succès sur ces sites, où les « matchs » s’accumulent. Et plusieurs belles rencontres ont duré. Ce n’est pas le cas de tout le monde.
Sur les sites, les discriminations sont légion. Et la première d’entre elles est le sexe. Il est bien plus difficile pour un homme que pour une femme d’obtenir un rendez-vous. Le taux moyen de succès d’une femme serait de 50 % contre 2 % pour un homme. Un chiffre qui s’explique notamment par le nombre plus élevé d’hommes que de femmes sur ces plates-formes. Mais cette asymétrie est aussi délibérément créée par les sites pour des raisons financières: la frustration va inciter les hommes à payer pour des options qui vont augmenter leur visibilité sur le site et donc la probabilité d’être enfin sélectionné. Selon une enquête de l’INED publiée en 2013, 45 % des hommes déclarent avoir payé pour un abonnement contre seulement 19 % des femmes.
Le PDG du site Once l’expliquait même de façon très transparente, dans un article du Monde:
Tinder travaille avec des spécialistes du jeu vidéo pour savoir comment activer les mécanismes de frustration dans le cerveau des hommes. Quand ils ont identifié un profil susceptible de payer, ils le rangent dans une catégorie où son profil apparaît moins. Une fois qu’il achète l’option, son profil est soit montré normalement, soit montré beaucoup plus. L’idée est de créer chez lui un sentiment de gratification instantanée dès qu’il se met à payer. >>