Ils fanfaronnent sur telle fille qu’ils vont séduire, telle autre.
Et lorsque les filles s’éclipsent, Jean-Christophe souligne l’amplification de cet effet. « C’était plutôt quand il n’y avait pas de filles qu’on était relous. Blagues de cul, machisme plus ou moins conscient, réflexes sexistes acquis… se souvient-il.
Devant elles, on fermait bien nos gueules. » Et Thomas d’en rire : « Je te confirme, tu flanques une nana au milieu de cinq mecs, ils se mettent à croiser les jambes et à parler littérature moldave. »
Thomas 29 ans a délaissé un peu les bandes de mecs exclusives, pour aller vers des amitiés mixtes, qu’il estime plus profondes. « Avec le recul, il y a quand même eu beaucoup de solitude dans cette période », conclut-il. Et même si, comme l’explique Damien, « les concours de qui a la plus grosse ne nous quittent jamais vraiment », pour Jean-Christophe, l’amitié entre hommes à l’âge adulte est « davantage basée sur l’estime mutuelle, l’humour, le soutien et la tendresse ».
Aujourd’hui, le journaliste fait aisément la différence entre ses POTES et ses AMIS,
et il identifie parfaitement le moment où, d’une case plus ou moins superficielle, certaines relations sont passées à l’autre, plus intime.
Pour les trois compères à la vision de l’amitié aujourd’hui bien en phase, la vie semble plus douce qu’à leurs débuts en matière de relations sociales. Pour eux, la compétition se joue sur un court de squash, et pas ailleurs.
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